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21. mai, 2017

Pour illustrer davantage ce qui était exprimé ici même hier, comment ne pas commenter la visite que viennent de faire à Riyad Melania et Donald Trump. Les Etats-Unis y engrangent un contrat record de 350 Milliards de dollars ! Consistant en livraisons d'armes, pour l'essentiel ; mais indiquons quand même que, vu leur degré de sophistication, les Saoudiens vont rester dépendants des Américains pour toute utilisation... Ce n'est pas là qu'on attend Trump : lui qui s'est montré jusque-là très critique vis à vis des Monarchies Saoudiennes et du Golfe, Sunnites, qui, on le sait, soutiennent Daesch et les Frères Musulmans de manière dissimulée, au lieu de leur tordre le bras, voilà qu'il leur donne des gages de soutien, jusque dans leur opposition à leur voisin et rival, l'Iran.

Il a certes dit que ces monarchies conservatrices devaient s'engager dans la lutte contre l'Islamisme terroriste, mais, à tout prendre, une telle exhortation, si on s'en tient là, ne changera guère les rapports de force. Il ne faudrait pas que ce soit l'occasion manquée d'avoir remis ces monarques à leur place, d'autant qu'avec la baisse du prix du pétrole et de leurs 'difficultés´ de boucler leur budget, il se rendait là-bas en position de force. Mais, à moins de mises en garde gardées secrètes - pour sauver la face des potentats, ce qu'on peut toujours espérer -, il se pourrait qu'il ait préféré une certaine continuité avec ses prédécesseurs, le mettant dans le rang. Coup de maître ou, à l'inverse, abaissement ? Nous en saurons davantage plus tard.

Ai-je eu raison, hier, d´écrire que les marges de manœuvre de nos dirigeants sont toujours de plus en plus réduites  ? Leur reprocher un manque de courage serait assurément plus grave.

20. mai, 2017

Ce qui reste difficile, a condition de le souhaiter, c'est d'adopter une attitude raisonnée face aux enjeux du monde. Mettre un bulletin dans l'urne est à la portée de tous ; en revanche, pour chacun de nous suivant son savoir et ses expériences, analyser convenablement les options majeures est une tâche autrement plus complexe.

Ma fille aînée m'a offert un livre permettant (parmi beaucoup d'autres, bien entendu) de s'approcher d'un sujet central, puisqu'il s'agit de : 'The trouble with Europe' (le problème avec l'Europe), de Roger Bootle. Ce dernier met à plat, sans trop prendre parti, les 'pros & cons' de l'Union. Un livre lourd à ingérer, même pour celui, comme moi, qui se prévaut d'une petite expérience des affaires et de l'économie, dans leur dimension internationale au surplus.

Au fur et à mesure de l'avancement de la réflexion que suscite la lecture, on réalise qu'il n'existe guère de solution aux difficultés que rencontre l'Union. Si des décisions ont été prises, au fil du temps, par les protagonistes - quand bien même elles n'auraient pas été pour autant fortuites -, leurs conséquences paraissent fort éloignées des intentions de leurs initiateurs putatifs. Autrement dit, nos 'decision makers' se trouvent dépassés, comme des apprentis sorciers, par leur création.

Pour la bonne raison que rien ne nous appartient véritablement, toute construction humaine étant soumise à l'usure du temps. Gardons-nous des illusions, ou alors, considérons les comme telles. Il faut se retrouver dans le berceau de la Philosophie pour énoncer de telles évidences !

18. mai, 2017

Le voyage change-t-il d'un iota la psychologie du voyageur ? Heureusement que non, mais il enrichit d'expériences celui qui explore le monde. Ulysse, de ce point de vue, est l'archétype du 'héros-voyageur' intemporel, mais il nous fait comprendre qu'en raison de son long éloignement, il est devenu étranger en son propre pays, et sa Pénélope elle-même finit par s'en séparer.

Ici, à Athenes, le sentiment d'être cosmopolite (disons : citoyen du monde), tend à s'effriter devant l'évidence qu'avec la crise, les temps ont changé ; que le vrai Grec est celui qui assume sa Grecitude, avec ce qu'elle contient de résignation, dont la nécessité de se serrer la ceinture. Avoir compris cela est déjà une chose ; aller au-delà, c'est partager le sort du pays, à commencer par sa langue, ses us et coutumes ; idem, partout où peuvent mener nos pas. Sans cela, la leçon d' Ulysse et son astuce ne sont plus là ; du voyage, ne reste que l'étourdissement !

10. mai, 2017

Marion Marechal Le Pen quitte la politique, à moins de trente ans ! Une perte dans le paysage. On regrettera sa pertinence - sur les sujets essentiels -, et sa jeunesse. Esperons que ce ne soit pas un retrait définitif !

Je m'exprime sans doute un peu trop, en ces jours électoraux... Que mes lecteurs se rassurent : je vais bientôt quitter le pays, pour me rendre compte, une fois de plus combien les questions qu'on se pose ici ne perturbent pas le reste du monde...

A bientôt, depuis un 'ailleurs' ; sachant bien que, pour ce qui me concerne du moins, j'ai le privilège de m'offrir ce luxe-là.

8. mai, 2017

La France a donc voté, comme on le sait, pour un ' jeune ', dont on peut souhaiter qu'il se révèle un nouveau genre de Bonaparte, capable de rejeter la classe politicienne dont on sait que le premier réflexe est 'd'aller à la soupe'. Sinon, guère de renouveau !

Mais c'est lui faire une énorme confiance, alors que personne, et sans doute même pas lui, ne sait... La fonction crée l'organe, et il est prévisible que les jours prochains nous en diront plus. Nous pouvons cependant espérer que nous n'avons pas engendré un nouveau Napoléon ; encore une fois, les Français n'auront que ce qu'ils méritent.

Au risque de me faire taxer trop facilement de fachiste, je prends celui de joindre à mon texte un extrait de la préface de Charles Maurras à son livre ' Le voyage d'Athènes ' daté de 1939. Cette date donne à réfléchir, car le texte paraît brûlant d'actualité...