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25. sept., 2017

Avec les tornades qui se sont abattues aux Antilles, s'est rappelée à nos esprits l'appartenance à la France de ces îles. Il n'est pas question d'évoquer ici sans la saisir à sa juste mesure, - ce qui est difficile alors qu'on se trouve installé dans son fauteuil - la détresse dans laquelle sont plongées des populations placées d'un seul coup dans la misère et le dénuement... et qui attendent les secours.

Considérons cependant le sort de Barbuda, au sort encore pire, et dont on a peu parlé, parce qu'île anciennement sous contrôle Britannique, elle est maintenant indépendante. 

La compassion que les médias cherchent à susciter en nous est liée à la proximité ; nous sommes sollicités du fait du maintien dans le giron de la France d'îles au demeurant peu différentes de ce que sont Antigua, Barbuda, ou Dominique, et autres îles, maintenant independantes'. Poser la question du rattachement est déjà séditieux, expose à être accusé de faire preuve d'égoïsme. Cependant, il serait juste de traiter toutes ces populations en adultes majeurs ; d'accorder notre assistance de la même manière envers ´nos' îles qu'envers leurs voisines, telles Haïti, Cuba, ou la Jamaïque. 

Il y a quelques décennies, des mouvement indépendantistes existaient bel et bien dans ces îles, tout comme en Guyane - là-bas y participait, avec son mari d'alors, notre bien-aimée Taubira -. Pour des raisons obscures, nous avons tenu à les conserver dans le giron de la République. Depuis, l´intérêt  bien compris de ces populations est de continuer de bénéficier des dispositifs sociaux Français ; elles ne demandent plus le changement...

Si certains disent qu'il faut faire repentance, allons au bout de l'exercice : à Saint Martin, on a vu la césure entre les 'Métropolitains' (les coloniaux, les esclavagistes), qui, en cas de doute ou de besoin, rentrent sans vergogne en France, et les locaux, condamnés à rester sur place... C'est la preuve que le rapport de force n'a pas changé, alors pourquoi faire repentance, alors que les comportements perdurent ? La contradiction, évidente, ne se résoud que par l'indépendance. Mais nous sommes loin du XIXème siècle : jusqu'à une cinquantaine d'années environ, faute d'interêt soutenu de la Métropole, la décision de l'accorder aurait pu être prise. Mais actuellement, un tel changement ne pourrait avoir pour son origine que dans les populations locales, et non plus du fait de la Métropole.

De tels propos, frappés au coin du bon sens, peuvent occasionner des volées de bois vert sur les Réseaux Sociaux. Pour les tenir, encore faut-il être à l'abri dans son Blog.

22. sept., 2017

Très vraisemblablement, Angela Merkel va être reconduite dans sa fonction de Chancelière ce week-end. Ce lui fera donc sauf accident, 16 ans de pouvoir, sans exclure, bien entendu, la possiblité d'atteindre jusqu'à vingt plus tard. Autant dire qu'elle merque pas seulement l'Allemagne mais aussi l'Europe de façon indélébile.

On a longtemps cru que sa présence allait, en quelque sorte, forcer les pays européens, et, en premier lieu, la France, à aborder les réformes de structure nécessaires à leur survie. Pourtant, c'est, comme il en va de l'Euro, placer la charrue avant les boeufs !

Ce qui, désormais, paraît plus essentiel que le reste, c'est la nature profonde des peuples, pour autant qu'elle ne soit pas déjà irrémédiablement entamée par le socialisme et par la mondialisation. Mon penchant pour la Grèce, pour ses vertus intrinsèques ne m'empêche pas de constater qu'avec Tsipras, toutou de Merkel (et qui n'est pas seul), ces vertus s'atténuent fortement.

Un article d'Evelyne Joslain, en section Politique, indique qu'en Europe, la Pologne, la République Tchèque et la Hongrie montrent une certaine vigueur, ce qui pose problème à Merkel et à Bruxelles. Mais le reste de l'Europe se prépare à une sorte de IVème Reich, qui, dans l'esprit, est destiné à durer mille ans ! Le Royaume Uni reste l'exception comme toujours ; nul ne peut prédire son sort, sachant bien que la singularité Britannique est faite pour perdurer.

Voici des 'pensées du jour', ajoutant, en point d'orgue, que, malgré l'attentat de la Rambla, Barcelone s'apprête toujours à construire la 3ème plus grande mosquée au monde, pouvant accueillir 40.000 fidèles à l'intérieur, et 80.000 au dehors, financée par le Qatar ; paraphrasant Staline : "La Catalogne ? Combien de mesquitas ?"

15. sept., 2017

Afin de poursuivre sur la lancée de ce qui était dit précédemment au sujet des GAFA et du transhumanisme, rencontre, écran de télé oblige, avec Yuval Noah Harari, de l'Université de Jérusalem, auteur de Sapiens et de Homo Deus, manifestes remarqués et portés aux nues par Zuckerberg, Bill Gates et Obama.

Yuval ne fait qu'observer et tirer les conséquences de ce qui est intervenu en termes 'sociétaux', pour nous éveiller à quelques mondes possibles, dans lesquels ceux d'entre nous qui sont 'tirés du sommeil', en Grec, exipnis, autrement dit, intelligents, peuvent prétendre accéder en précurseurs.

Rien d'exceptionnel, vraisemblablement, dans ce qu'il écrit, qui doit être vulgarisé afin d'atteindre le plus grand nombre. Il est évident que nous sommes, déjà, fliqués en raison de quasiment tous les actes que nous accomplissons, en attendant que nos pensées elles-mêmes le soient tout autant.

C'est l'activité incessante des fameux GAFA ; à l'instar de Kindle, ces tablettes de lecture, dont on dit que la manière même dont nous promenons les yeux sur l'écran et agissons sur le clavier apprend des choses très pertinentes à Big Brother, qui, illico, analyse et mémorise le tout, afin de nous adresser, en retour, toutes sortes d'impulsions nous faisant agir comme il lui convient.

Notre recherche de la santé et de la vie perpétuelle - des mythes éternels - lui fournit, quant à elle, le prétexte tout trouvé pour nous convaincre d'accepter de lui accorder des informations sur nous. Avec ou sans implant fixé dans notre corps, c'est, pour les GAFA, le moyen d'accéder, encore plus largement, à notre intimité, et de procéder à une invasion à la manière du cheval de Troie.

Nous sommes 'en marche' dans le processus ; à des degrés divers, tous plus ou moins branchés. Les plus primitifs de l'Amazonie le sont presque autant que nous, on le voit avec le développement  des portables. Merci Yuval, de nous faire prendre conscience, un peu plus, de cela !

4. sept., 2017

Le transhumanisme, concept sur lequel attire mon attention une lectrice fidèle, nous offre le salut par la technologie, car il fait de l'être humain 'un artefact fabriqué sur mesure avec des caractéristiques choisies à l'avance, et peut-être un jour une mémoire et une conscience de soi prédéterminées' (Un comble, pour moi qui ne l'aime pas, de citer Jacques Attali).

Il faut lire, dans le numéro d'été de la nouvelle Revue Universelle, ce qu'en dit Antoine de Crémiers, pour comprendre jusqu'à quel point, à des degrés divers, - mais degrés avancés quand même -, nous y sommes déjà (voir encart).

L'être humain devient ainsi un objet (artefact) fabriqué... L'homme et la femme vont bientôt procéder de machines, ou de 'traitements', comme l'ont prévu Orwell et Huxley ; le transhumanisme va encore plus loin que ce que nous indiquaient ces visionnaires, car il ouvre de nouvelles perspectives, sachant que d'autres vont bientôt être découvertes à leur tour...

Nécessairement, les créatures 'transhumanistes' vont prendre le pas sur celles qui ne le sont pas, celles  qui, reliquat du passé, vont disparaître. Rien d'idyllique dans tout cela, pourtant, car qu'en sera-t-il des créatures 'transhumanistes' obtenues par de maléfiques Docteurs Frankenstein, Folamour ou Iznogood ? 

Comment nous - et là, il s'agit de nous, les bons, les humains nés au XXème siècle - situer là-dedans ? Certains prétendent que le post-coït est nécessairement triste ; qu'en sera-t-il dès lors que le coït lui-même aura disparu, sauf à le rechercher, peut-être, dans le jardin d'Allah ? 

3. sept., 2017

Nous ne nous rendons pas assez compte combien le paysage non seulement politique, mais aussi social et économique change ; et le rythme de ce changement s'accélère ; bien peu sont à même d'adapter leur lecture des évènements à cette mutation.

Bien sûr, ce sont les changements politiques les plus visibles, mais ils ne sont que la conséquence de ceux, plus profonds, déjà intervenus au plan 'sociétal' ; cela est loin de toucher seulement la France : et pour montrer combien la cartographie du monde évolue, il suffit de voir de quelle façon les fameux GAFA s'érigent en puissance mondiale à part entière, sinon prépondérante (cf. encart).

S'il s'avère que les réformes promises par notre Leader, Big Macron, sont menées en profondeur, apparaîtront des zones de turbulence encore plus marquées, à commencer par celles qui sont induites par le transhumanisme, auquel tout le monde commence de s'intéresser. Il est la passion de Jacques Attali, dont le jeune E.M. est le poulain ; alors, si tout va bien pour lui (?), nous y serons plein pot !

L'auteur du site promet à ses lecteurs ses points de vue sur le sujet, - largement piochés dans le magma d'informations qui nous entoure - devenu central dans nos 'sociétés avancées' ; moins central pour celles qui le sont moins. Encore que...  : quand on sait combien de peuples ont sauté le pas vers le téléphone portable, suivi par son descendant direct, le Smartphone !