16 Fevrier

Il est vain de caractériser les gens, plus simple de les considérer comme interchangeables dans un monde qui tourne comme toujours a plusieurs vitesses...  Combien marquantes sont les différences entre nous, a commencer par celles dues au hasard de la naissance, a la couleur de la peau, a l'apparence physique, au fait d'avoir ou pas une cuillère en or dans la bouche des la naissance, alors qu'on sait que les nécessités de la vie consistent, pour un grand nombre, a simplement pouvoir manger.

 
Un exemple : Afin de se rendre de Buenos-Aires en Uruguay, il faut traverser le Rio de la Plata, véritable fleuve, dont la largeur équivaut a un bras de mer. Afin d'aller, au plus près, de Buenos Aires a Colonia, ville située en face, il faut une bonne heure, même a grande vitesse ! L'autre jour, alors que la traversée était quasiment faite, il a fallu que le bateau revienne au point de départ, une tourmente a l'arrivée ne lui permettant pas d'accoster. D'ou des complications sans fin pour les passagers mis dans la nécessité de procéder au remplacement de leur billet afin de conclure leur voyage. Plus de deux heures de queue a un premier guichet, près de quatre a un autre... Une longue 'cola' (queue), mais ce qui fut admirable a été la patience de tous, non dans de la cohue, ni dans de la mauvaise humeur, mais dans une résignation saine, puisque, au bout du compte, rien d'autre ne pouvait être imagine qu'attendre son tour. On dit les Latinos tristes, y compris dans le Tango. Ce n'est pas sur. Ils ont plutôt une attitude digne face a la réalité lorsqu'elle ne peut être circonvenue. Leur salut est venu d'un acte tout simple, initié par certains, qui a consiste, tout simplement, a se taper les mains, afin de prendre courage, et de communiquer avec les autres, jusqu'avec les employés plonges dans la tache d'examiner le cas de chacun. C'était le meilleur remède afin de prendre le mal (tout relatif, il faut le reconnaitre) en patience. La patience étant, comme chacun sait, une vertu.
 
Ces jours-ci, a Montevideo, dans les rues de la vieille ville, ce sont les 'Llamadas', appels menés par groupes de trois musiciens jouant du tambour afin de d'inciter chacun a se libérer -pour un temps- de ses chaines... Bien entendu, les percussionnistes sont des noirs, quasiment toujours ; et il y a de la naïveté dans leur appel de fraternisation adresse a "la bourgeoisie de trafiquants arrivant dans leurs jolies maisons au volant de leur dernière Peugeot et embrassant leur progéniture blonde pendant que le peuple croule sous la misère " (Victor Jara). Les tapages nocturnes seront limites  a la période de carnaval ; tout au plus les protagonistes retireront quelques pièces de la part de rares touristes. Le gros de la population préfère suivre a la télévision la Murga, sortes de choeurs entonnes par des chansonniers enturbannes qui parodient l'actualité en utilisant une forme particulière de Rap... Les défilés de rue de Carnaval, quant a eux, sont proches par leur style, de ceux du Brésil, mais n'atteignent pas leur exubérance....
 
Pourquoi donc ne s'interessent-t-ils pas plutôt au Tango, issu de chez eux, autant que d'Argentine ? Certains diront qu'il reste les fervents des 'Avalanches', ou on danse le Tango dit 'Oriental', a savoir un tango dont la rythmique et les pas restent excessivement simples (avec peu de latitude pour de l'improvisation), et qui, pour cela, est largement dépassé par l'évolution produite en Argentine. Mais ces Avalanches, bien que fort sympathiques puisque leur principe est que chacun(e) danse, n'ouvrent pas de perspectives a ceux qui veulent vraiment danser. Le pays s'est laisse distancer, non seulement par l'Argentine, mais aussi par beaucoup d'autres, et c'est dommage pour lui !

     

     

1er Fevrier

A Buenos Aires, le Tango reste présent a chaque coin de rue, bien que tout le monde sache qi'il est une relique du passe. La ville entière, il est vrai, se ressent du déclin amorce il y a déjà un siècle. Mais c'est le charme de ces vieilles dames qui ont tant a raconter.

La descente dans les Milongas ( les lieux ou on danse ) renforce la sensation, l'entoure de sueurs et de parfums édulcorés, révèle sans fard les rides et les disgrâces, fait craquer le sol sous les talons et aussi grincer les ressorts... Mise en marche, jour après jour, pour les danseurs, de la  'volonté de représentation', de l'élan vital dont parle Schopenhauer. Appréciation juste de ce que peut être la vraie vie, celle que préconisent, pour notre bien, les amis de la sagesse. Car, si nous n'attendons rien, a quoi donc sert-elle,cette vie qui nous est donnée  ? Dans la danse, et plus particulièrement dans le Tango, les différenciations sociales et physiques s'estompent devant la nécessité de s'unir l'un a l'autre, le temps d'une tanda

Sur les rives du Rio de la Plata, les effets sont accrus ; pour ceux qui peuvent se l'offrir, le voyage jusque la apporte le summum. Avec ce plus qu'est la mirada, c'est a dire l'invitation du regard, a distance, subtile, suivie du cabeceo - hochement de tête, si l'invitation est acceptee - mais aussi le moins qui est la manie locale qui veut que que les couples discutent longuement sur la piste, avant de commencer de danser, bloquant bien évidemment ceux qui viennent derrière. Plus Argentin, tu meurs !

29 Janvier

S'il est bien un signe qui nous montre que le monde change, c'est l'impression tres nette, ou qu'on aille, mais c'est visible surtout dans les lieux ou l'activite humaine est intense, que la présence chinoise s'accroit. Loin d'apparaitre comme une surprise tonitruante, c'est, tout au contraire, de manière tranquille, la prise en compte d'une réalité passée jusque la inaperçue, a savoir la constitution, par essaimage, de communautés de Chinois dans les coins de la planète ; et ces gens travaillent, de nuit comme de jour, sept jours sur sept ! 

Certes, on dira que, le plus souvent, ils n'exercent que des petits métiers dans la distribution, ceux qu'on leur laisse... Mais ne soyons pas dupes : de cette façon, ils s'installent dans le paysage, parlent la langue du pays, réussissent dans l'éducation, et seront bientot prêts a occuper les fonctions les plus diverses, tout en n'ayant pas renie les liens avec leur communauté d'origine. A ceux-la, il faut ajouter les flots de touristes venant de Chine, de plus en plus nombreux, et qui explorent le monde.

En parallèle, au plan des Etats, les autorités chinoises multiplient des accords de partenariat, qui sont particulièrement appréciés de leurs contreparties, parce qu'ils sont discrets et ne font pas référence aux grands principes que nous ne cessons de clamer et de bafouer en même temps.

D'ici une dizaine d'années, le maillage sera resserré : les équilibres auront profondément change. La globalisation présente aura été remplacée par un état de choses issu de la philosophie Chinoise. Donald Trump, avec quelques bonnes raisons, va poursuivre sa politique isolationniste, et nous aurons moins de relations avec l'Amérique du Nord, mais davantage avec le reste du monde, dans lequel nous aurons été en quelque sorte fondus ; en tous cas, peu de liberté de mouvement dans ce nouvel ordre du monde, ou nous serons réduits, a l'instar des Grecs, au rôle de figurants dans nos pays devenus des musées au mieux, des réserves au pire. Brave New World.

Concernant les mesures que prend Trump afin d'interdire l'accès des Etats-Unis aux ressortissants de certains pays dont les agissements ne sont pas tolérés par son Administration, quoi de plus légitime ? Il faut lire les décrets afin de comprendre qu'ils couvrent une période de trois mois, limitée, durant laquelle les conditions d'accès vont pouvoir être définies plus clairement. Entre temps, les pays en question pourront, s'ils le désirent vraiment, aligner leur politique sur certains principes que les Etats-Unis entendent voir respecter, - et cela ne doit pas échapper aux pays qui sont places en second rideau, mais qui jouent un rôle moteur, a savoir les monarchies du Golfe et l'Arabie Saoudite - ; clarification supplémentaire, ces restrictions ne s'appliquent pas aux Chrétiens lorsqu'ils sont persécutés. Comment accepter la levée de boucliers de nos bien-pensants a ce sujet ?

 

26 Janvier

L'obélisque de Bs As

Comment exprimer la sorte de libération ressentie en débarquant de l'avion puis, le jour suivant, en arpentant les rues du centre de la 'Capital Federal' ? Un relâchement obtenu grâce a l'abandon de tous les problèmes qui taraudent ce vieux pays, la France, qui peine a se moderniser, alors même qu'il se veut terre d'accueil de populations immigrées qui sont parmi celles qui se refusent le plus a une véritable assimilation.

Dans l'avion, comme par hasard (mais c'était un cadeau que je venais de recevoir), je lisais le livre instructif d'Amin Maalouf sur les Croisades vues, de leur temps, par les Arabes. Déjà, il ne pouvait être question d'assimilation entre Chrétiens et Musulmans, les premiers étant alors clairement percus comme étant des intrus par les seconds... N''oublions pas toutefois que, a l'inverse, quelques siècles auparavant c'étaient les Musulmans qui s'imposaient comme envahisseurs, ne laissant d'autre alternative que la Soumission. Les séquelles de ces périodes sont la base du ressentiment qui persiste des deux cotes.

De la même manière, un autre livre lu tout récemment sur Abd-el-Kader révèle le fosse qui sépare les communautés. Il est l'apologie d'un résistant a la colonisation qui finit par abandonner, mais il laisse le lecteur sur sa faim, faute de bien camper le personnage, d'appréhender les ressorts psychologiques de celui qui est présenté comme étant un héros. L'auteur du livre est Algérien, et, manifestement, ne s'intéresse pas en premier lieu a l'introspection, manie toute Judéo-Chrétienne. Il eut fallu, pour bien comprendre l'action, pénétrer un cadre culturel qui a des racines et une histoire propres, et nous sont étrangères ; mais cette pénétration, la voulons-nous vraiment ? Nous en sommes las... Il me semble avoir déjà écrit que, dans cette affaire, les Français n'ont fait que suivre, sans plus, les uns après les autres, la lubie de leur Roi, Charles X.

Dans la foule Argentine, on est a mille lieues de ces préoccupations, mais elles ne quittent pas le voyageur, du moins tant que celui-ci n'a pas pris racine.

Allumant la télévision afin de prendre le pouls du vieux pays, c'est pour accéder a un programme, sur la deux, mettant en évidence la discrimination  que subissent les immigres dans l'embauche, quand bien même ils seraient bardes de diplômes. Le rabâchage incessant par nos gouvernants de la nécessité du 'vivre ensemble' n'est pas perçu de la même manière par toute la population ; faits têtus.                                                                        

Espérons prendre bientôt un peu de distance avec ceci !

24 Janvier

C'est donc une nouvelle décennie qui se trouve entamée pour l'auteur de ces lignes, avec une forte interrogation sur le sens à donner à sa prpre vie, puisqu'elle devient de plus en plus danse, pour ainsi dire, puisque qu'il n'y a guère que cet art qui, désormais, lui permette de ressentir, à défaut de se trouver. Car, dans la sorte d'irrésolution dans laquelle nous paraissons nous vautrer, tous, parvenir à bien danser - le tango, comme de bien entendu - c'est, avant toute chose, être 'dans le sol'...

Il reste difficile de communiquer nos idées, sur quelque sujet que ce soit. Le site que je tente de maintenir en vie devient une sorte de Journal intime, et ce n'est pas une surprise, puisqu'il est largement issu de l'éphéméride tenu par l'auteur durant la décennie précédente.

Demain, ce sera Buenos Aires, afin de s'étourdir de Tango. Une plongée, de nouveau, dans ces lieux mythiques où le présent se mélange avec le passé. Une sorte de déreliction dans laquelle l'étreinte de l'autre et l'énergie que donne le rythme procurent 'un monton' - une quantité - d'endorphines...

De là-bas, il me sera possible, je l'espère, d'écrire des lignes pleines de vie ; j'y serai retourne aux années quarante, et il y fait 40°C. !

10 Janvier

Certains lecteurs reprocheront peut-être à l'auteur du site d'exprimer des opinions qui seraient contraires aux bons principes du 'vivre ensemble '.

A mes yeux, rien ne vaut la confrontation à la réalité... Il a fallu que j'aille à Toulouse, visiter un médecin, suite à un banal panari, pour je me rende, afin de me procurer de l'alcool médicinal et des compresses, dans une pharmacie du Boulevard d'Arcole.

Là, j'ai dû attendre un long moment, pour que soient servis trois clients, clairement originaires de l'autre rivage de la Méditerranée. Un jeune accompagné de sa mère, enveloppée de voiles ; un vieux, s'exprimant à peine en Français ; et un homme plutôt bien habillé. Tous se voyaient délivrer quantité de boîtes de médicaments, susceptibles à elles seules de remplir une valise. Que fallait-il en conclure ? Collusion du médecin, du pharmacien, et des clients, dans une entreprise qui m'est apparue comme étant une sorte de pillage. Comment l'établir sans disposer de preuve véritable ?

Il me restait à souligner la minceur de ma requête, comparée à celle de mes prédécesseurs ; - il m'a fallu d'ailleurs acquitter une part du prix, contrairement aux clients précédents, lesquels, lorsqu'il leur était posé la question, refusaient de prendre la boite... -. Ma remarque faite, je me suis attiré un discret sourire de la part du préparateur. Comprenne qui voudra !

6 Janvier - contribution d'un lecteur... (sorry, in English!)

A daily hit of athletic-induced endorphins gives you the power to make better decisions, helps you to be at peace with yourself, and offsets stress.

Your outlook on life is a direct reflection of how much you like yourself. Effectiveness is predicated by replacing the words "wish", "should",and "try" with "I will".

Creativity is maximized when you are living in the moment. Visualize your eventual demise, it can have an amazing effect on how you live in this moment. Listen, listen, listen. Then ask strategic questions. 

What you do to the earth ? You do to yourself. 

The conscious brain can only absorb a thought at a time ; choose a positive thought. This is not your practice run : this is your life.

Friends matter more than money.

Pitié pour ceux qui n'auraient pu comprendre : voilà le texte en Français :

Une bonne dose quotidienne d'endorphines corporelles vous procure le pouvoir de prendre de meilleures décisions, vous aide à être en paix avec vous-même et élimine le stress.

Votre regard sur l'existence est la stricte conséquence de la façon dont vous vous considérez. L'efficacité s'obtient en remplaçant les mots : Je souhaite, devrais, essaierai par je ferai.

La créativité est optimisée quand vous vivez l'instant. Appréhendez ce que vous voulez retransmettre, cela pourra avoir un effet surprenant sur votre manière de vivre. Ecoutez, écoutez, écoutez, et puis posez des questions.

Que faites vous pour cette terre? Faites le pour vous... Un esprit clair exprime une pensée à la fois; choisissez en une de positive. Ce n'est pas un simple exercice, il en va de votre vie.

Les amis comptent plus que l'argent.

2017

31 Décembre

2016 se termine... Année importante, assurément, qui aura vu le déminage, en Occident, de notre ' Politiquement Correct '. Les conséquences vont être importantes, et il est à souhaiter que suffisamment de bons esprits seront à l'oeuvre pour dégager le monde de demain, celui que nous souhaitons léguer à nos enfants.

Parmi les esprits perspicaces et assez clairs pour pouvoir être compris, je citerai Jean Sevillia, auteur de ' Moralement Correct ', livre que m'a offert ma fille pour Noël, que je lis avec la conviction qu'il analyse en profondeur ce qui fait que je me retrouve précisément dans l'état (où) j'erre...

Ce livre capital a été rédigé il y a déjà dix ans, et toutes ses assertions - là, je pèse mes mots - me semblent corroborées par les faits ; l'oeuvre de rétablissement de notre Société, sous-jacente a tout ce que l'auteur dénonce,  sera lourde, complexe, et aléatoire, euphémismes afin de ne pas écrire qu'elle est devenue impossible. L'intérêt, maintenant, est de participer, si faire se peut, à ce rétablissement, suivant ses moyens, pour autant que chacun le souhaite. En ce qui me concerne, en tous cas, c'est l'objectif que je peux fixer à mon site.

Bonne Année à ceux qui voudront me suivre ! (ainsi qu'aux autres...)

24 Décembre

Dernier jour de l'Avent ; veille de Noël. Le meilleur moment, celui, en tous cas, où on n'est pas encore grisé par les agapes et les cadeaux. Occasion de méditer un instant sur ce qu'il peut y avoir de bon dans cette religion, la mienne en tous cas. Je ne peux prétendre la connaître, bien que je lise - en ce moment le beau et intéressant 'Jésus' de Jean-Christian (le bien-nommé) Petitfils - et tente de réfléchir un peu sur elle.

La naissance du Christ fournit l'occasion de mesurer, sur nous-mêmes, notre capacité à incarner les préceptes majeurs de la religion Chrétienne, fondés pour une large part sur la famille. C'est, de la sorte, la 'fête de la Famille' qui veut que, tels les Rois Mages, les uns et les autres viennent parfois de très loin, communier dans le même Credo, pour célébrer les vertus du partage.

La Famille, et au-delà, la Tribu, sont des concepts sinon en voie de disparition, du moins combattus par notre gouvernance (nom donné de manière pudique à l'action malfaisante de ceux qui, ayant accaparé le pouvoir, nous manipulent, jusque dans nos moeurs) qui cherche à tout évacuer pour faire émerger un homo economicus ( qui peut tout aussi bien être homo tout court ) transfrontalier, dans la perspective d'un grand métissage.

Actuellement, nous vivons 'en live' le conflit planétaire opposant deux conceptions, dont l'une sera qualifiée de passéiste par l'autre, qui se voudra progressiste. Les zones de fragmentation sont innombrables sur la planète, dans chaque pays, au sein des familles, et jusque dans les individus. Les Religions ont leurs ressorts dans la tradition, donc dans le passé, à l'inverse de la Laïcité, passion Française, qui est progressiste ; mais progrès vers quoi ? Le résultat sera-t-il un champ de ruines, ou une régénération sera-t-elle possible ?

En fin d'après-midi, afin de compléter quelques achats, direction le centre commercial Auchan de Gramont. Une populace issue pour plus de la moitié de l'immigration ; vus les chariots, ils fêtent Noël en mode Halal. Un peu plus tard, messe de Noël à Bessières, célébrée par deux prêtres Africains, dont je confesse ne rien avoir compris au sermon, en raison de leurs Idées confuses et de leur étrange prononciation. Mais le retour aux pénates nous réserve des avanlaches de cadeaux et de bonne chère ; au bout du compte, c'est du pareil au même. Cités à la dérive... 

17 Décembre

Alors que se profilent les fêtes de Noël - devenues, on le sait, largement plus commerciales que religieuses -, nous sommes assaillis de nouvelles proteïformes, puisque les Médias, à bout de souffle, sont obligés, pour survivre, de s'adapter au courant porteur, qui veut qu'on récuse les vieilles lunes de la Gauche, afin de retrouver les valeurs viriles nécessaires à la survie dans un monde délétère. D'où des émissions sur Poutine, qui le présentent, enfin, comme celui qui sait tenir son cap, tandis qu'à l'Ouest, nos Leaders s'en tiennent à humer l'air, afin préparer leurs futures (ré)élections.

Ce n'est pas tout : je peux prédire qu'on reviendra bientôt sur l'opinion à avoir concernant Trump, par exemple ; ou encore sur la guerre en Syrie, bien qu'on persiste - y compris le premier de nos Ministres, Cazeneuve, qui signe - à nous décrire avec horreur, les bombardements d'Alep Est ; simultanément circulent sur le Net quantité de lettres attestant que la situation est tout autre. Les médias ne nous parlent guère de Mossoul où est engagée depuis plus d'un mois une bataille de ville, avec les mêmes effets. Là, ce ne sont pas les Russes qui sont à la manoeuvre, mais l'Ouest, par l'Armée Irakienne et les Kurdes interposés. Ceci étant, l'histoire se répète, concernant les 'communiqués de guerre'. Vous verrez, sur ce sujet-là, comme sur beaucoup d'autres, que les Médias vont progressivement s'amender, sans jamais reconnaître leurs erreurs passées.

Le vrai débat, c'est que, maintenant, il faut aller chercher l'information, qui est complexe, et, pour cette raison, pas à la portée de tous. Que dire de la masse des sans-dents qui a subi les effets de la dégradation de notre Education Nationale pour ne pas dire son orientation gauchiste ?

Au plan politique Français, la nouvelle, c'est que le Front National semble avoir contacté l'herpès - LR/PS-. Expliquons-nous : alors que, jusque là, les autres partis devaient, depuis un certain temps, 'aller chasser sur les terres du FN', voilà que, pour des raisons stratégiques, cela devient l'inverse, et là-dessus, s'opposent Philippot, qui a gauchisé  son discours, afin de gagner des votes, et Marion Maréchal Le Pen, qui voit bien que Fillon a réussi son coup, en allant séduire la bourgeoisie tradi, qu'il lui faut récupérer. Va-t-on assister, avant Mai 2017, à une implosion du FN ? Nul ne sait... Les électeurs trancheront !

9 Décembre

En Grèce, île de Lemnos

On me fait comprendre que mon site est trop lourd, qu'il me faut déjà le décomposer.... !

Alors que, justement, il semble que je deviens stérile, inapte à saisir l'occasion de  créer quoi que ce soit de nouveau. En ce moment, je suis pris d'une fringale de lectures, et dois confier à mon bienveillant lecteur que, pour ce qui me concerne, parmi les formes de succès dans la vie, celle d'être un 'bon lecteur', à coup sûr, n'est pas parmi les moindres.

Il y a plus de vingt-cinq ans, en Grèce, j'avais été ébloui par l'entretien et la visite que m'avait permis de faire, chez lui, Constantin Dimaras, homme âgé, exgégète des plus reconnus de Cavafy. Sa bibliothèque s'étendait sur plusieurs pièces de son logement ; il employait une bibliothécaire, alors même, j'en suis certain, qu'il était capable de mettre la main sur chacun de ses livres.

Il y en a plus de dix, autre rencontre, lors du mariage de la fille de la cousine de mon épouse. Un vieux Monsieur, frêle et modeste, était placé à côté de moi au dîner ; on me dit qu'il dévorait un livre par jour. La conversation avec lui fut une des plus riches, mais aussi une  des plus tranquilles que j'ai jamais eues. Quelques semaines après, on m'annonça qu'il avait disparu ; avec lui, c'est bien un Monde qui est disparu.

Autrement écrit : Je ne ferai jamais grief à quiconque de lire - sous-entendu, un livre - plutôt que faire autre chose, quand bien même ce soit parcourir ce site...